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Avec nous, Léon

Grosse surprise quand, après même pas deux jours, depuis le balcon de Saint-Pierre retentit le fameux :  « Habemus Papam ! »  Nous avons un nouveau pape. Un pape américain.  Si Donald Trump a écrit sur X qu’il en était très heureux, à lire ce que Léon 14 a dit de lui, je ne suis pas sûr que ce bonheur durera !

Robert Francis Prevost, 69 ans, né à Chicago est petit-fils d’émigrés : une grand-mère française, un grand-père italien.  Après des études en mathématiques, il entre chez les pères Augustiniens Récollets et entame de longues études de théologie, à Chicago puis à Rome, où il est ordonné prêtre en 1982 et obtient en 1987 un doctorat en droit canon.  

Bien que bardé de diplômes, il souhaite devenir missionnaire et part à Chulucanas au Pérou, où il devient supérieur des Augustiniens. En 2014, le pape François le nomme évêque de Chiclayo. En 2023 c’est François encore qui lui demande de venir à Rome, le nomme cardinal et lui confie la direction du dicastère pour la nomination des évêques. Une riche carrière, donc, qui a probablement pesé dans son élection.

Le choix du prénom qu’il a choisi – Léon –  fait spontanément penser à Léon 13, ce pape qui, en 1891, a fait paraître l’encyclique Rerum Novarum qui jette les bases de la doctrine sociale de l’Eglise au moment où les classes laborieuses sont exploitées. Les premières interventions de Léon 14 sous le signe de la paix s’inscrivent dans l’œuvre entamée par François  : « Je suis un fils de saint Augustin, qui a osé dire : ” Avec vous, je suis chrétien ; pour vous, je suis évêque “.  Tous ensemble, nous avons à bâtir une Église qui regarde vers demain, qui s’efforce toujours de prôner la paix, qui cherche à rendre service, qui est toujours du côté des personnes qui souffrent. » Ce que Léon 14 a vécu au Pérou lui en a donné l’expérience.

Pour autant, il est attendu par beaucoup sur des questions telles que la place des femmes dans l’Église, l’avenir de notre planète, les finances du Vatican et bien évidemment les abus commis par des prêtres…

Mon ami André (Ferard), aimait dire : « Le métier de curé, c’est un métier que le diable n’a pas voulu exercer ». Parce qu’il est dans le même esprit que François, Léon 14 n’a pas encore entamé son ouvrage que nous lisons déjà que nombre d’Américains et même de Français l’attaquent, disant qu’il est trop ouvert aux idées contemporaines. Ça commence bien !..

Je crois bien, moi aussi, que le métier de pape, c’est un métier que le diable n’aurait pas davantage aimé exercer.

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