Chaque mois, Dany Rousselet nous partage ce qui se passe dans son cher village de Malonne. Et voici qu’aujourd’hui il est lui-même mis en avant car depuis quelques mois il a rejoint les 40 Molons !
Theo : Dany, comment devient-on Molon ?
Dany : Je ne sais pas bien. Je peux simplement te raconter comment je suis arrivé chez eux.
La première fois que j’ai rencontré les Molons, je ne connaissais pas du tout (je viens de la région de Charleroi). Tu sais que nous avons une confrérie à Malonne, la confrérie de l’aumônière et en février 2020, on a choisi d’introniser le président des Molons, Dominique Liégeois. Et puis, avec mon épouse nous avons participé à plusieurs chorales mais nous devenions trop vieux pour chanter de grandes œuvres. C’est ainsi que Dominique m’a proposé de rejoindre les Molons, car c’est en premier lieu une chorale. Après quelques répétitions, Dominique Liégeois m’a dit de poser ma candidature, et voilà, j’ai été très bien accueilli.
Theo : Les Molons, comme les académiciens ou les copains d’Ali Baba sont au nombre de 40 ?
Dany : Aujourd’hui nous sommes 38. Ce n’est pas vraiment à proprement parler une confrérie. L’objet social, c’est de récolter de l’argent pour les pauvres. Comment ? En faisant des concerts et des collectes. Chaque concert apporte un don et cet argent-là va dans une caisse bien distincte de la caisse de la confrérie. C’est la caisse des pauvres.
Theo : Les Molons organisent aussi le concours des menteurs ?
Dany : Ça vient d’un lien établi dans les années 1840 avec le village de Moncrabeau en France, en pays gascon. Les Molons ont le droit de mentir… sauf à leur épouse et à leur belle-mère. Tu vois un peu l’esprit ! Chez les Molons, il y a une chaleur humaine qui est vraiment sensible. D’où aussi l’importance du costume qui met tout le monde “à plat”, qui rend tout le monde égal. Il faut un quart d’heure pour s’habiller. Au niveau de ce costume, il y a un élément qui me paraît essentiel et significatif, c’est le chapeau. Il ressemble à un pot de fleurs à l’envers. Et au-dessus du chapeau – c’est ça le plus important -, il y a une flamme rouge. C’est un petit morceau de tissu sur un support un peu rigide qui est mobile. Ça représente la flamme de la Pentecôte, le bon esprit qui descend sur les gens. Voilà, il faut que j’aille m’entraîner au mirliton maintenant ! Chez les Molons, tout le monde est musicien. Il y en a qui jouent faux ou qui chantent faux mais ça ne fait rien.